Les Ponts-de-Cé, ville exemplaire en matière de développement durable

Chaque année depuis trois ans, la municipalité des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire) dresse un bilan des actions qu’elle mène en faveur du développement durable. Retour sur les nombreuses initiatives, mises en œuvre entre juillet 2018 et juin 2019.

Objet :
En matière de développement durable, la Ville s’engage envers les habitants, les usagers et les agents à travers différentes thématiques telles que l’économie circulaire, la mobilité, la réduction des déchets et des dépenses d’énergie et la gestion différenciée des espaces (méthode d’entretien des espaces naturels urbains respectant les équilibres naturels et préservant la faune et la flore locales et les ressources naturelles)…

Quelles actions ont été mises en place ?

  • Favorable au développement de l’économie circulaire, la Ville a accueilli la deuxième édition des Galeries Recyclette, organisées par l’IRESA (inter-réseau de l’économie sociale et solidaire en Anjou) le 9 décembre à la salle Athlétis.
  • Dans l’objectif de favoriser les déplacements doux, la municipalité a adopté un plan vélo, ce qui a notamment permis l’installation de pistes cyclables dans les nouveaux quartiers de La Monnaie ou des Grandes Maisons, installé des arceaux à vélo dans tous les secteurs de la Ville et créé une indemnité pour les agents circulants à vélo.
  • Afin de contribuer à la réduction des déchets et des dépenses d’énergie, elle a mis en place un système de compostage dans les écoles, intégré le bio et les circuits courts dans la restauration scolaire et évité le recours au plastique dans les événements culturels et sportifs.
  • Enfin, la municipalité a opté pour l’éco-pâturage pour entretenir les terrains communaux et une charte de l’arbre ayant pour objet de préserver ce patrimoine et de le mettre en valeur, en utilisant différentes techniques environnementales qui contribueront à une gestion durable de la ville.

Politique de sensibilisation :

  • Plusieurs actions de sensibilisation ont été proposées au grand public et certaines étaient spécifiquement destinées aux enfants et adolescents comme la création de jardins pédagogiques et de maisons à insectes. Citons, en particulier, la réalisation de mobiliers urbains en palettes de bois pendant la journée citoyenne, l’organisation d’un apéro sans déchet proposé par le conseil municipal des enfants, la participation aux opérations « Ici commence la Loire », et « Le Jour de la nuit », visant respectivement à inciter à jeter mégots et déchets dans les poubelles, et non dans les bouches d’égout et à sensibiliser à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé.

Une lutte incessante contre les pesticides :

  • La Ville espère décrocher le label national « Terre saine », commune sans pesticide. Dans plusieurs quartiers de la ville, des panneaux rappellent cet engagement. Pour aller plus loin, les agents ont engagé cette évolution dans la gestion des trois cimetières communaux.
  • Plusieurs techniques seront développées progressivement pour empêcher l’herbe de sortir ou faire accepter les flores spontanées. Ces adventices, appelées également mauvaises herbes, seront étouffées par un enherbement des allées. Des plantes couvre-sol adaptées seront implantées entre les tombes. Dès cet automne, les cimetières Saint-Maurille et Saint-Aubin, pour sa partie plus récente, seront ensemencés. L’opération s’achèvera en 2020 par le cimetière de Sorges.

Nouveau comportement :

  • Ces nouvelles pratiques supposent un nouveau comportement des administrés pour le nettoyage des tombes. Pour responsabiliser les citoyens, des panneaux d’information seront renouvelés.
  • Par ailleurs, entre le 15 mai et le 15 août, les réseaux secondaires ont été éteints toute la nuit. « On ne concourt pas à l’obtention du label ville et village étoilé », affirme un élu. Cette démarche vise à réduire la pollution lumineuse, brisant l’alternance entre le jour et la nuit, perturbant ainsi tout un écosystème. « Ce n’est pas non plus une recherche d’économies, mais un choix politique qui s’inscrit dans la suite logique du Grenelle 2010. »

Brest à la pointe du combat contre le mal logement

Brest métropole veille à ce que toutes et tous puissent avoir accès à un logement décent sur son territoire. Une lutte contre le mal logement malheureusement trop rare en France.

Caractéristiques :

Les partenaires (État, caisse d’allocations familiales, conseil départemental) forment un réseau de veille qui permet de disposer d’une bonne connaissance de la situation du parc de logements sur le territoire. Ils remontent les situations de mal logement opposable.

Cette mécanique bien huilée permet généralement de travailler avec les propriétaires pour revenir à des conditions de logement décentes pour les occupants. Des mesures administratives peuvent également être prises, en cas de réticence à mener à bien les travaux nécessaires : consignation des aides au logement, arrêté d’insalubrité, relogement des occupants…

Un signal fort :

Un arsenal qui suffit dans 99 % des cas à garantir aux familles un logement décent. Seules Paris et Lille ont engagé des dispositifs similaires. Mais il s’agit pour Brest métropole d’envoyer un signal fort : ici, la collectivité est la garante d’un logement digne pour ses habitants. Et, le cas échéant, les sanctions sont au rendez-vous.

Il s’agit clairement d’une véritable action de prévention : avec l’ambition de donner les moyens de répondre aux besoins des plus modestes. Cela relève d’une volonté politique forte : pouvoir mettre à disposition du plus grand nombre des logements décents, où chacune et chacun puisse s’épanouir.

Le Mans : bien manger localement

Un pacte agri-éthique

Le Mans Métropole porte l’ambition d’être ouverte sur le territoire, d’encourager l’approvisionnement local et de nouvelles pratiques agricoles comme l’agroécologie. Car l’avenir de notre alimentation passe par une agriculture respectueuse de notre environnement, une qualité des produits tels que ceux que le consommateur trouve chaque semaine sur les marchés.

Chez les Trottin, on est meunier de père en fils, depuis 1880, et aux commandes du moulin des Noyers, situé à Yvré-l’Evêque, à la lisière de l’Arche de la Nature, depuis 1908. Un ancrage local, encore récemment affirmé avec la signature d’un pacte “Agri-Éthique”.

Né en 2013, ce label officialise une démarche solidaire de commerce équitable à la française. Lancé avec la filière blé-farine-pain, il fédère boulangers, meuniers, négociants et agriculteurs, ces derniers bénéficiant d’un prix d’achat juste et stable de leur production sur trois ans, avec un engagement de qualité et de quantité. L’objectif : «Pérenniser les filières agricoles et alimentaires en France ».
Des enjeux de durabilité, transparence, proximité, traçabilité, « de plus en plus attendus par les consommateurs », précise Antoine Trottin, meunier de la dernière génération.

En signant le pacte Agri-Éthique en 2018, le moulin yvréen s’est engagé à transformer chaque année 4 000 tonnes de blé sarthois en farine, revendue ensuite à une trentaine de boulangers sur Le Mans Métropole.

Un Pôle d’excellence et d’innovation en agriculture métropolitaine

Le Pôle d’excellence et d’innovation en agriculture métropolitaine, lancé fin 2018, a pour objectif d’organiser l’approvisionnement local de la restauration hors domicile. « L’idée est de développer un nouveau modèle d’agriculture autour d’une exploitation maraîchère susceptible de fournir des légumes, notamment pour les 10 000 repas quotidiens de la cuisine centrale du Mans », explique Samuel Guy, vice-président communautaire délégué au Développement durable.

« Aujourd’hui, nous n’avons pas sur le territoire de producteur capable de
répondre à la demande (120 tonnes de légumes en 2020). Nous allons donc créer une exploitation pour montrer que c’est possible », poursuit l’élu. Le maraîcher recruté travaillera les 5,5 ha de terre de La Futaie, sur la commune de Rouillon, en partenariat avec le lycée agricole La Germinière et le chantier d’insertion les Jardins de Vaujoubert. « Le Pôle d’excellence a également pour mission de devenir un support de formation, d’expérimentation et d’innovation », rappelle Samuel
Guy. La Région, le Département, Le Mans Métropole, la commune de Rouillon et le lycée agricole La Germinière sont partenaires du dispositif.

Une filière locale de qualité en structuration

La charte “qualité-proximité” du Pays du Mans, mise en place en 2013, a pour objectif de créer un outil facilitant l’approvisionnement de la restauration hors domicile en produits locaux et de qualité. Dans ce cadre, les cantines scolaires représentent un enjeu particulier. « Nous souhaitions à son lancement créer de la demande et enclencher un cycle vertueux au bénéfice aux producteurs locaux », explique Samuel Guy, vice-président communautaire délégué au Développement durable.

La charte compte, aujourd’hui, 80 signataires. Un réseau s’est structuré, un marché est apparu. « La qualité ce n’est pas uniquement le bio. Nous encourageons les gens qui travaillent bien. Le critère est de disposer d’un signe officiel de qualité. De la même manière, la proximité n’a pas été définie par une distance kilométrique précise autour du Mans. La réflexion est plutôt de l’ordre du bon sens », détaille l’élu. Cette filière locale qui existe désormais doit consolider son organisation notamment d’un point de vue logistique.