Le Mans : bien manger localement

Un pacte agri-éthique

Le Mans Métropole porte l’ambition d’être ouverte sur le territoire, d’encourager l’approvisionnement local et de nouvelles pratiques agricoles comme l’agroécologie. Car l’avenir de notre alimentation passe par une agriculture respectueuse de notre environnement, une qualité des produits tels que ceux que le consommateur trouve chaque semaine sur les marchés.

Chez les Trottin, on est meunier de père en fils, depuis 1880, et aux commandes du moulin des Noyers, situé à Yvré-l’Evêque, à la lisière de l’Arche de la Nature, depuis 1908. Un ancrage local, encore récemment affirmé avec la signature d’un pacte “Agri-Éthique”.

Né en 2013, ce label officialise une démarche solidaire de commerce équitable à la française. Lancé avec la filière blé-farine-pain, il fédère boulangers, meuniers, négociants et agriculteurs, ces derniers bénéficiant d’un prix d’achat juste et stable de leur production sur trois ans, avec un engagement de qualité et de quantité. L’objectif : «Pérenniser les filières agricoles et alimentaires en France ».
Des enjeux de durabilité, transparence, proximité, traçabilité, « de plus en plus attendus par les consommateurs », précise Antoine Trottin, meunier de la dernière génération.

En signant le pacte Agri-Éthique en 2018, le moulin yvréen s’est engagé à transformer chaque année 4 000 tonnes de blé sarthois en farine, revendue ensuite à une trentaine de boulangers sur Le Mans Métropole.

Un Pôle d’excellence et d’innovation en agriculture métropolitaine

Le Pôle d’excellence et d’innovation en agriculture métropolitaine, lancé fin 2018, a pour objectif d’organiser l’approvisionnement local de la restauration hors domicile. « L’idée est de développer un nouveau modèle d’agriculture autour d’une exploitation maraîchère susceptible de fournir des légumes, notamment pour les 10 000 repas quotidiens de la cuisine centrale du Mans », explique Samuel Guy, vice-président communautaire délégué au Développement durable.

« Aujourd’hui, nous n’avons pas sur le territoire de producteur capable de
répondre à la demande (120 tonnes de légumes en 2020). Nous allons donc créer une exploitation pour montrer que c’est possible », poursuit l’élu. Le maraîcher recruté travaillera les 5,5 ha de terre de La Futaie, sur la commune de Rouillon, en partenariat avec le lycée agricole La Germinière et le chantier d’insertion les Jardins de Vaujoubert. « Le Pôle d’excellence a également pour mission de devenir un support de formation, d’expérimentation et d’innovation », rappelle Samuel
Guy. La Région, le Département, Le Mans Métropole, la commune de Rouillon et le lycée agricole La Germinière sont partenaires du dispositif.

Une filière locale de qualité en structuration

La charte “qualité-proximité” du Pays du Mans, mise en place en 2013, a pour objectif de créer un outil facilitant l’approvisionnement de la restauration hors domicile en produits locaux et de qualité. Dans ce cadre, les cantines scolaires représentent un enjeu particulier. « Nous souhaitions à son lancement créer de la demande et enclencher un cycle vertueux au bénéfice aux producteurs locaux », explique Samuel Guy, vice-président communautaire délégué au Développement durable.

La charte compte, aujourd’hui, 80 signataires. Un réseau s’est structuré, un marché est apparu. « La qualité ce n’est pas uniquement le bio. Nous encourageons les gens qui travaillent bien. Le critère est de disposer d’un signe officiel de qualité. De la même manière, la proximité n’a pas été définie par une distance kilométrique précise autour du Mans. La réflexion est plutôt de l’ordre du bon sens », détaille l’élu. Cette filière locale qui existe désormais doit consolider son organisation notamment d’un point de vue logistique.

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